Le Plan Y et le Panel national sur l’éducation des Premières Nations
Comme j’en informais les YMCA plus tôt cet été, le gouvernement fédéral m’a demandé de présider un Panel national sur l’éducation primaire et secondaire des élèves des Premières Nations résidant dans des réserves. Cette action conjointe du ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien et du Chef national de l’Assemblée des Premières Nations se révèle un défi complexe. Elle représente toutefois une occasion exceptionnelle de mettre de l’avant notre engagement adopté dans le cadre du Plan Y de travailler ensemble à l’amélioration de la santé des enfants, des adolescents et des jeunes adultes. L’un des quatre secteurs prioritaires d’action collective identifiés dans notre nouveau Plan stratégique, l’amélioration de la santé des jeunes autochtones (dont l’éducation est l’un des déterminants) pourrait avoir des retombées sociales importantes, pour les jeunes des Premières Nations, mais également pour leur collectivité et le pays tout entier.
En tant que pays, il est temps de travailler ensemble avec nos partenaires des Premières Nations à combler une fois pour toutes l’écart des jeunes autochtones en matière d’éducation. L’obtention du diplôme du secondaire ouvre la voie à de multiples possibilités, favorise l’employabilité et contribue au mieux-être personnel. Il est crucial de continuer à apprendre et à croître. C’est un aspect fondamental de notre vision du Canada et du YMCA.
Fort de ses 160 années de travail au Canada, le YMCA a acquis une solide expérience de l’éducation, de même que de programmes et services qui influent sur d’autres déterminants de la santé. Nous avons aussi, fait moins connu, tissé des liens de plus en plus étroits avec les populations des Premières Nations. En effet, un peu plus de la moitié des YMCA au Canada entretiennent déjà des relations avec les communautés, les organismes et les centres d’amitié autochtones.
Le rôle du Panel national
En tant que président du Panel national, je dirige un processus qui comprend huit rencontres provinciales et une table ronde nationale, des visites d’écoles des Premières Nations, ainsi que des rencontres avec des étudiants, des parents, des enseignants et autres intervenants à l’échelle du pays. À ce jour, le panel a discuté avec cinq provinces et reçu des mémoires détaillés d’un large éventail d’experts. À compter de la fête du Travail, il amorcera une série de visites régionales qui se concluront par une table ronde nationale qui aura lieu à la mi-novembre et le dépôt d’un rapport final à la fin de l’année. Dans le cadre de ces visites régionales, nous ferons appel aux associations membres du YMCA chaque fois que cela sera possible.
Un objectif d’avenir

Pow-wow en Saskatchewan
J’ai vécu jusqu’à présent des moments remarquables. J’ai eu la chance de participer à une cérémonie culturelle, la suerie, au Wanuskewin Heritage Park, près de Saskatoon, et au défilé solennel du pow-wow de la nation crie de Muskeg Lake, en Saskatchewan. Ces occasions uniques témoignent de la riche culture des Premières Nations et de la nécessité d’une collaboration entre la population canadienne et les communautés autochtones afin de mettre de l’avant les besoins des étudiants.

Site du pow-wow de la communauté crie de Muskeg Lake
et partenariats avec les Premières Nations. C’est pourquoi j’invite tous les membres du personnel des YMCA au pays à me faire part ci-dessous de leur expérience de travail auprès des enfants, des adolescents et des jeunes adultes autochtones et de leurs suggestions.
Cette semaine, le Panel national se réunira à Edmonton pour les dernières discussions avant le début des rencontres régionales.
La famille du YMCA
La semaine dernière, Steve Butz, président-directeur général du YMCA du Grand Vancouver, Denis Gagnon, vice-président des Services aux associations, Marty Reynolds, président sortant du conseil de YMCA Canada, et moi nous sommes rendus à Prince George pour rencontrer Mark Miller, PDG du YMCA de Prince George, qui nous a fait une visite guidée de ses installations : centre jeunesse au centre-ville, école communautaire et centre de santé, de conditionnement physique et de loisirs principal. Nous avons été très impressionnés par la vaste gamme de services offerts à la population de Prince George, qui visent à renforcer les assises de la collectivité.
Le lendemain matin, nous avons pris un vol d’une heure jusqu’à Terrace puis roulé pendant une heure et demie vers le Nord, jusqu’à Nass Valley, territoire de la Nation Nisga’a, là où se trouve le YMCA de New Aiyansh. Ce YMCA a été fondé par un missionnaire anglican au début des années 1880. Les Nisga’a ont maintenu le concept grâce à la tradition orale et sans aucun contact avec les autres YMCA canadiens. Tout en continuant proposant aux jeunes un choix de programmes, surtout sportifs (notamment le basket-ball), le YMCA est devenu est devenu un lieu unique qui intègre les valeurs chrétiennes et Nisga’a traditionnelles, avec une emphase particulière sur le respect de soi et des autres. C’est un YMCA unique qui nous a fait une vive impression et nous a apporté beaucoup.
Je vous invite à me faire part de vos expériences et suggestions en lien avec votre travail auprès des enfants, des adolescents et des jeunes adultes autochtones.
J’ai hâte de lire vos idées et réflexions.
Scott


Le Monday 22 August 2011
Plan Y